Une semaine à travers les massifs français.

Ça fait maintenant 10 ans que je vis à l’étranger. Et d’habitude quand je rentre en France, c’est pour 3 semaines-1 mois. Ça semble être long mais en fait non, c’est toujours la course car il faut voir la famille et les amis qui sont éparpillés un peu partout sur l’hexagone. L’emploi du temps est millimétré et les activités personnelles sont donc difficiles à caser. Mais cette année, j’ai décidé de faire ce qui me tenait à coeur.


Première partie de la série

Pour retrouver plus facilement les informations, cette article est divisé en 5 parties:

  1. Du Canada vers la France, 1 semaine à vélo pour renouer avec mon pays;
  2. Construction de l’itinéraire et 6 conseils pour savoir où tu vas poser tes roues;
  3. Présentation de mon vélo à grosses roues;
  4. Qu’est ce qui se cache dans mes sacoches? Mon matériel bikepacking;
  5. Album photo du voyage, statistiques et conclusion.

Les retrouvailles avec la France

Bikepacking en France

Entre la situation sanitaire mondiale qui rend le quotidien incertain et la perte de plusieurs proches en pleine fleur de l’âge qui m’a rappelé à quel point la vie est précieuse, j’ai ajusté vers le haut ce que je considère comme raisonnable.
J’ai donc décidé de rentrer en France pendant 3 mois en plein milieu de l’été.

Profiter de mes proches, profiter de la belle saison, profiter des paysages et de la bonne bouffe en me déplaçant au maximum à vélo. Profiter de la vie.

France, loin de toi, j’ai appris à t’aimer

Les 10 ans d’expatriation m’ont progressivement écartée de ma culture et de mon pays. Et quand je pense à la France maintenant je suis comme beaucoup d’étrangers, j’en ai une vision fantasmée.

Lorsque je parle de la France, lorsque j’écris La France, j’imagine la campagne, les petits murets de pierre traçant la campagne, les villages surplombés par un clocher plusieurs fois centenaires, les boulangeries et les croissants qui croustillent, les marchés et leurs couleurs, les 2CV, les Peugeot aussi, les bistrots avec des rires qui s’en échappent, des terrasses sur lesquelles on regarde les passants en sirotant un café serré ou un petit jaune, les routes étroites qui serpentent à flancs de collines, dans les forêts, en bord de mer, les falaises blanches, la lavande, Paris et sa sublime architecture, le fromage, le vin, la charcuterie, les repas qui rassemblent et durent toute une journée, les montagnes sauvages, les pâturages, les vaches qui paissent au son de leur cloche, les vignes, les champs de blé, les vieilles fermes et évidemment les français et leur attachant chauvinisme. Depuis l’étranger, on s’aperçoit à quel point la France est belle et exceptionnelle. Un patrimoine historique incroyable, des traditions centenaires, une culture rayonnante et que dire de la gastronomie les amis, elle est symbole d’excellence où que l’on soit dans le monde.
On est chauvin oui, mais on a toutes les bonnes raisons de l’être !

Le vélo, l’exploration, la découverte d’autres endroits, régions, voir même pays, nous permet de redécouvrir et de savourer à nouveau nos richesses locales qu’il est si facile de délaisser tant on y est immergé et tant elles nous semblent acquises et en finissent banales et désuètes.

L’intention derrière mon voyage

Malgré toute cette richesse, la France fait évidemment face à des challenges. Et de là où je me trouve, j’ai l’impression que les français accusent le coup et perdent le moral. J’ai envie de revenir vers la France pour m’installer mais je n’ai pas envie de me retrouver dans une atmosphère triste et négative. Ici au Canada, les gens sont souriants, accueillants et bienveillants. Il est facile de s’y sentir bien et je serais déçu de perdre cet environnement. 

C’est donc en partie pour prendre la température du moral des français que je pars, rien que ça oui!

Euh oui bonjour, c’est pour un sondage siouplait ! (marché d’Annecy)

Le retour en France est donc le thème de mon voyage. Reprendre contact avec la France, les français et découvrir des régions où il pourrait faire bon vivre et voir comment je m’y sens.

Continue à lire l’article ici:
Construction de l’itinéraire et 6 conseils pour savoir où tu vas poser tes roues


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